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Sept jours après la promulgation de la loi sur l'aide à mourir, Aleteia publie une contribution qui interroge le dogme progressiste de l'irréversibilité des lois sociétales. Loi Veil, PMA, mariage entre personnes de même sexe : le récit dominant présente ces conquêtes comme des acquis intangibles. Le magistère enseigne l'inverse : la loi civile qui contredit le droit naturel n'oblige pas en conscience.
Nous avions rendu compte (N°4, W29) de la promulgation de la loi sur l'aide à mourir votée le 15 juillet 2026, de la saisine du Conseil constitutionnel par Sébastien Lecornu, et de la réaction du cardinal Aveline qualifiant cette loi de « grave point de rupture ». Sept jours plus tard, Aleteia publie une contribution de fond qui interroge le postulat de l'irréversibilité des lois sociétales.
L'article Aleteia du 22 juillet 2026, « Les lois sociétales sont-elles vraiment irréversibles ? », rassemble plusieurs constats. Aux États-Unis, l'arrêt Dobbs v. Jackson (24 juin 2022) a annulé Roe v. Wade, cinquante ans après. En France, la loi Veil de 1975 était présentée à l'origine comme dérogatoire au principe du respect de tout être humain dès sa conception ; elle a été progressivement transformée en droit fondamental, avec son inscription dans la Constitution le 8 mars 2024. Le récit de l'irréversibilité sert à décourager le débat démocratique.
Le magistère offre ici un cadre clair. Jean-Paul II, dans Evangelium vitae n° 73 (25 mars 1995), rappelle qu'une loi civile qui contredit gravement la loi morale objective ne peut pas obliger en conscience et doit être combattue par les voies démocratiques légitimes. Il reprend la formule de saint Augustin, lex iniusta non est lex (De libero arbitrio I, 5, 11), et celle de saint Thomas d'Aquin, qui parle de legis corruptio lorsque la loi humaine s'écarte de la loi naturelle (S. Th. I-II, q. 95, a. 2). Le Catéchisme précise, au n° 2273 : « les droits inaliénables de la personne doivent être reconnus et respectés par la société civile et l'autorité politique ». Une loi contraire à ces droits ne fonde aucun acquis irréversible.
La conviction de l'irréversibilité désarme moralement les catholiques. Or l'histoire européenne récente contredit ce postulat : la Pologne a renforcé sa législation pro-vie en 1993, la Hongrie a inscrit la protection de la vie dès la conception dans sa loi fondamentale de 2011. En France, la clause de conscience des médecins et le refus annoncé des Petites Sœurs des Pauvres d'appliquer l'aide à mourir montrent que le combat s'engage aussi dans les corps intermédiaires.
Aleteia ne prétend pas que l'abrogation soit à court terme atteignable en France. Le vrai levier magistériel n'est pas d'abord législatif, mais anthropologique : la conversion des consciences, patiente, générationnelle. Le risque serait de confondre combat politique et espérance chrétienne. Une abrogation n'est pas une conversion.
Ne jamais céder au fatalisme. Relire Evangelium vitae n° 73. Soutenir les corps intermédiaires (associations, ordres religieux) qui portent aujourd'hui la clause de conscience.
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Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
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