Europe il y a 18 h0Ajouter aux favoris

« Au début, on était bien plus stricts. » La confession d'un ancien contrôleur néerlandais dessine l'exact miroir de ce qui attend la France, à quelques jours de la promulgation de sa loi.
Nous avions déjà signalé, dans le N°2 (rubrique Europe), la dynamique expansive des lois d'euthanasie européennes. La Croix publie le 16 juillet 2026 une enquête de terrain aux Pays-Bas, premier pays au monde à légaliser l'euthanasie en 2001. Le constat est net : la loi n'a « que très peu évolué » en vingt-cinq ans, mais la pratique s'est massifiée, les motifs se sont multipliés (souffrance psychique isolée, démence, poly-pathologies liées à l'âge) et un ancien professionnel du système de contrôle reconnaît que « au début, on était bien plus stricts dans l'application des critères ». Le 15 juillet, l'Assemblée nationale française a définitivement adopté le « droit à l'aide à mourir ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit saisir le Conseil constitutionnel.
Le témoignage néerlandais confirme le mécanisme redouté par la Congrégation pour la doctrine de la foi dans la déclaration Iura et bona (5 mai 1980) : « rien ni personne ne peut autoriser qu'on donne la mort à un être humain innocent ». L'expérience européenne montre qu'aucune loi restrictive ne le reste. La Belgique a étendu son cadre aux mineurs en 2014 ; le Canada, aux souffrances non terminales en 2021 ; les Pays-Bas admettent aujourd'hui l'euthanasie pour souffrance psychique et pour couples âgés « en tandem ». Ce que la loi ne dit pas explicitement, la jurisprudence, les protocoles médicaux et les commissions de contrôle l'accueillent progressivement. La saisine du Conseil constitutionnel par le Premier ministre suspend l'entrée en vigueur, sans en changer la logique de fond.
La Congrégation pour la doctrine de la foi, dans la lettre Samaritanus bonus (14 juillet 2020), rappelle que l'accompagnement des mourants relève de la charité, non de la suppression. Le fidèle exigera de ses parlementaires locaux qu'ils lisent l'expérience néerlandaise avant de rédiger les décrets d'application, et qu'ils garantissent la clause de conscience aux médecins, aux pharmaciens et aux établissements confessionnels, laquelle constitue l'unique digue française contre la dérive.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
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