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La commission des affaires sociales du Sénat a rejeté le texte le 1er juillet. Le combat n'est pas terminé : la clause de conscience collective reste en sursis, les Petites Sœurs des Pauvres tiennent leur ligne.
Nous avions suivi, dans notre édition précédente, l'adoption en troisième lecture du projet de loi sur l'aide à mourir par l'Assemblée nationale le 30 juin 2026, et la contre-offensive engagée à la commission des affaires sociales du Sénat. Le 1er juillet, celle-ci a adopté une motion de rejet préalable. Le texte n'est pas mort pour autant. La navette parlementaire continue.
Saisi en deuxième lecture, le Sénat avait deux voies. Voter le projet tel qu'il sortait du Palais-Bourbon, avec son article premier ouvrant une aide active à mourir. Ou renvoyer, par une motion de rejet, l'ensemble du dispositif. La commission a choisi la seconde. Elle a jugé, dans son rapport, que la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016 offrait déjà un cadre suffisant, et que l'ouverture d'une aide active à mourir constituerait un basculement anthropologique irréversible. Le texte doit maintenant revenir en séance publique du Sénat. Il pourra y être adopté, rejeté, ou modifié. Puis il repartira à l'Assemblée nationale.
Le Catéchisme de l'Église catholique enseigne, au numéro 2277, que l'euthanasie directe « est moralement inacceptable ». Elle constitue « un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant ». Jean-Paul II, dans Evangelium Vitae (n. 65), qualifiait cette pratique de « violation grave de la loi de Dieu ». Le concile Vatican II, dans Gaudium et Spes (n. 27), rangeait déjà « le suicide volontaire » et « les tortures corporelles ou morales » parmi les actes qui « ruinent la civilisation ». L'enseignement est constant. Il n'admet pas de gradation selon la souffrance.
La motion de rejet n'est pas une victoire. Elle prolonge le combat. Les Petites Sœurs des Pauvres ont réaffirmé, la semaine passée, qu'elles fermeraient leurs maisons plutôt que d'y voir pratiquer une aide à mourir. La Conférence des évêques de France a publié un communiqué solennel la veille du vote du 30 juin. La question de la clause de conscience collective, écartée par les députés, devient centrale. Sans elle, les établissements confessionnels seront placés devant un choix impossible.
La Cour européenne des droits de l'homme n'a jamais consacré de droit à l'aide à mourir. Dans Pretty c/ Royaume-Uni (29 avril 2002), puis dans Haas c/ Suisse (20 janvier 2011), elle a explicitement rappelé que l'article 2 de la Convention ne comporte pas de « droit à mourir ». Le débat français glisse pourtant vers une lecture jusqu'au-boutiste. L'angle mort du texte reste la fragilité psychologique des personnes vulnérables face à la nouvelle offre légale.
Prier pour les sénateurs qui voteront en séance publique. Soutenir les Petites Sœurs des Pauvres. Nommer l'euthanasie pour ce qu'elle est. « Tu ne tueras pas » (Ex 20, 13) demeure la première loi de la civilisation chrétienne.
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Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
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Le Sénat recule, mais une loi qui ignore les soignants sur le terrain, c’est comme un cours sans élèves : ça ne tient pas debout.
Les soignants ont la théorie, mais c’est le patient qui vit la douleur - et si on écoutait les deux pour une fois ?
Le Sénat dit non, mais est-ce qu’on a vraiment écouté ceux qui accompagnent au quotidien ? Une loi sans eux, c’est comme un train sans conducteur.
Le Sénat a peut-être raison de freiner : une loi bâclée sur un sujet aussi grave, c’est comme un pont sans fondations, ça s’effondre au premier orage.
Le Sénat rejette, l'Assemblée revient... On a l'impression d'un ping-pong législatif qui évite soigneusement le fond du problème.
Et si on arrêtait de faire semblant que le débat se limite à une clause de conscience ? Les gens attendent une loi claire, pas des navettes.
Et si on parlait enfin de comment accompagner plutôt que de comment en finir ? La clause de conscience, c’est bien, mais ça ne nourrit pas les familles en deuil.
Encore une fois, on tourne autour sans trancher. La vie mérite mieux qu’un vote de commission.
Aide à mourir : le référendum bloqué, l'Assemblée dans la semaine du vote