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La navette parlementaire reprend ce mardi 7 juillet. Les Petites Soeurs des Pauvres et les cliniques confessionnelles voient la clause de conscience collective menacée.
Nous avions décrit dans le numéro 2 le vote du 30 juin par lequel l'Assemblée nationale a adopté en troisième lecture le projet de loi sur l'aide à mourir. Ce mardi 7 juillet 2026, le Sénat se prononce : sa commission des affaires sociales a adopté dès le 1er juillet une motion de rejet préalable. La navette parlementaire n'en poursuivra pas moins sa route. Le vote sénatorial pèse le poids d'une opposition doctrinale face à une majorité présidentielle décidée à aboutir avant la fin de la session.
Selon Aleteia (6 juillet 2026), la commission a repoussé le texte au motif que la définition d'une aide à mourir heurte la vocation même du soin. Les Petites Soeurs des Pauvres avaient exprimé en juin leur inquiétude sur la fermeture éventuelle de leurs maisons françaises en l'absence d'une clause de conscience collective. La Conférence des évêques de France, dans son communiqué solennel du 29 juin, à la veille du vote de l'Assemblée, avait rappelé que la vocation du soignant est d'accompagner, non de donner la mort.
L'enseignement de l'Église est constant. Le Catéchisme, aux paragraphes 2276 à 2279, condamne l'euthanasie comme moralement inacceptable. Jean-Paul II, dans Evangelium Vitae (n° 65, 1995), la qualifie de grave violation de la Loi de Dieu et refus inadmissible de la personne humaine. La Congrégation pour la doctrine de la foi, dans la Lettre Samaritanus bonus (14 juillet 2020), a rappelé qu'aucune complicité formelle ne saurait être admise et que l'objection de conscience s'impose à tout professionnel de santé. La clause de conscience collective découle de ces principes appliqués aux personnes morales : sans elle, les hôpitaux catholiques deviennent juridiquement complices d'un acte doctrinalement inacceptable.
Trois enjeux se lient. D'abord la survie institutionnelle des congrégations et des cliniques confessionnelles, contraintes de fermer ou de plier. Ensuite la formation des consciences des soignants catholiques, appelés à une objection individuelle probable si la clause collective échoue. Enfin la parole publique de l'épiscopat : après le mariage en 2013, l'aide à mourir devient le second grand test de mobilisation catholique dans la France contemporaine.
L'angle mort du débat demeure le développement effectif des soins palliatifs, promis par la loi Claeys-Leonetti (2016) mais dont plusieurs départements restent dépourvus. Adopter l'aide à mourir avant d'avoir généralisé l'accès aux soins palliatifs revient à offrir une réponse létale à une inégalité territoriale. Cette faille éthique ne suffira pas à arrêter la loi, mais elle en révèle la logique utilitariste.
Prions pour les sénateurs, pour les Petites Soeurs des Pauvres, pour les soignants catholiques. Écrivons à nos élus. Soutenons matériellement les congrégations qui refusent de participer, même indirectement, à la mort donnée. Le combat pour la clause de conscience reste ouvert dans les décrets d'application, devant le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État.
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Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
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Aide à mourir : le référendum bloqué, l'Assemblée dans la semaine du vote