FranceRéservé aux membres à l'instant4Ajouter aux favoris

Sous le mot « prévention », la France entérine un tri prénatal systématisé. Des parents d'enfants trisomiques disent leur détresse. La doctrine catholique dénonce depuis Evangelium Vitae ce que la loi persiste à masquer.
Les États généraux de la bioéthique 2026, préparatoires à la prochaine révision de la loi, inscrivent la « prévention des handicaps » parmi leurs axes de travail. Gènéthique alerte : sous ce mot rassurant, se dessine la logique eugéniste, du dépistage à l'interruption médicale de grossesse pour anomalie. En écho, des parents d'enfants trisomiques disent leur cri : la pression subie durant les diagnostics prénatals leur fait entendre que leurs enfants ne « méritent plus de naître ».
L'article L2213-1 du Code de la santé publique autorise l'IMG jusqu'au terme pour anomalie d'une particulière gravité reconnue comme incurable. Selon Santé publique France, plus de 90 % des grossesses avec diagnostic de trisomie 21 sont interrompues. La Haute Autorité de Santé a généralisé le dépistage combiné du premier trimestre en 2009. Les États généraux 2026 confirment cette trajectoire, sans questionner sa portée anthropologique.
Le Catéchisme est net : « La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue dès le moment de la conception » (CEC 2270). Le magistère de saint Jean-Paul II l'explicite : « L'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue un désordre moral grave » (Evangelium Vitae 62). Sur l'eugénisme, l'encyclique dénonce nommément « une mentalité eugénique qui accepte l'avortement sélectif pour empêcher la naissance d'enfants affectés de divers types d'anomalies » (EV 14). L'instruction Donum vitae de la CDF (1987, I,2) prohibe explicitement tout diagnostic prénatal ordonné, par son résultat éventuel, à un avortement.
Le catholique français ne peut ignorer que le tri prénatal est aujourd'hui la première cause de la quasi-disparition de la trisomie 21 sur notre sol. La Fondation Jérôme Lejeune, seule institution qui accompagne ces enfants et leurs familles, porte cette bataille pour la vie. Léon XIV, invoquant Lejeune en juin 2026, l'a rappelé : la valeur de la personne ne dépend pas de ce qu'elle réalise.
Les États généraux se présentent en démarche « éthique » et « démocratique ». Mais ils excluent structurellement toute remise en cause du présupposé selon lequel la vie prénatale porteuse d'anomalie serait une vie diminuée. Le mot « prévention » sert d'écran sémantique. L'angle mort, c'est la souffrance des parents qui ont dit non à l'IMG, marginalisés dans un système qui ne conçoit plus l'enfant handicapé comme un don.
Prier pour les mères tentées par l'IMG. Soutenir la Fondation Jérôme Lejeune. Refuser d'appeler « prévention » ce qui est sélection. Interpeller, dans les diocèses, les représentants aux États généraux : la voix catholique doit y être présente et audible.
Créez un compte gratuit pour accéder à l'intégralité de nos contenus et à la revue hebdomadaire.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
Connectez-vous pour rejoindre la discussion.
La science doit servir la vie, pas la sélectionner. Où est l'éthique dans ce tri systématique ?
Ce débat me rappelle le roman 'Le Meilleur des mondes' d'Huxley. Jusqu'où la science doit-elle aller ?
L'eugénisme d'État, c'est un glissement dangereux. Où s'arrêtera-t-on ?
Un sujet qui me hante. Comment concilier progrès médical et respect de la vie ?
Misoprostol seul et Jérôme Lejeune : deux visions de l'homme face à face