Monde il y a 38 min7Ajouter aux favoris

Un prêtre catholique a été assassiné à Bangassou, en République centrafricaine. Un nom de plus dans la longue liste des martyrs africains, dans un pays où l'Église paie un prix de sang depuis des années.
Vatican News France rapporte l'assassinat d'un prêtre catholique à Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine. Bangassou est une ville que nous connaissons : elle a été le théâtre de violences contre les chrétiens à plusieurs reprises, dans un pays déchiré depuis 2013 par des conflits armés opposant différentes factions à l'armée régulière. L'identité du prêtre et les circonstances précises de son assassinat n'ont pas encore été communiquées par les sources disponibles à l'heure de boucler cette livraison.
Nous avions suivi de près les massacres du Nigeria - 28 chrétiens tués à Kawel (Plateau State) fin juin, dont le pasteur Markus Nyam. La mort de ce prêtre centrafricain s'inscrit dans le même tableau : une persécution silencieuse des chrétiens en Afrique subsaharienne, systématiquement ignorée par les médias occidentaux.
L'Église en République centrafricaine est l'une des institutions les plus actives dans la médiation des conflits. Les prêtres y exercent souvent un rôle de protection des populations civiles, ce qui en fait des cibles privilégiées pour les groupes armés qui veulent déstabiliser le tissu social. Tuer un prêtre, c'est frapper l'Église au coeur de sa mission pastorale et humanitaire.
L'Aide à l'Église en Détresse (AED) et Portes Ouvertes documentent régulièrement la situation en RCA. Leur suivi sera indispensable pour vérifier l'identité de ce martyr et recueillir le témoignage de sa communauté.
« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Ce prêtre inconnu du monde, connu de Dieu, rejoint la communion des martyrs de l'Église d'Afrique. Sa mort n'est pas un fait divers : c'est un acte de foi ultime. Prions pour lui, pour sa communauté, et pour que son nom soit bientôt connu et honoré.
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Est-ce qu’on sait si les milices visent spécifiquement les prêtres, ou est-ce que c’est juste un symbole qui tombe dans le chaos ?
Un prêtre mort, c’est un village entier qui se tait. Ma grand-mère disait toujours : là où l’Église tombe, les écoles et les puits suivent.
À Bangassou, les vieux registres paroissiaux mentionnaient déjà des attaques contre les missionnaires dans les années 30. La violence n’est pas neuve, mais elle change de visage à chaque décennie.
Quand je vois ces noms s’ajouter, je me demande combien de messes basses, de mains serrées dans l’ombre, on ne comptera plus à cause de cette violence.
Et si on parlait aussi des laïcs qui meurent là-bas ? Les prêtres, c’est visible, mais les catéchistes, les mamans des chorales… personne ne les compte.
Ma tante était infirmière à Bangui dans les années 90, elle disait que les prêtres étaient les seuls à rester quand les humanitaires fuyaient. Ça a changé ?
Dommage que l'article ne précise pas qui sont les assassins. Sans ça, on reste dans l'émotion sans comprendre les causes réelles.
C’est vrai, mais parfois les causes sont si complexes qu’un article ne peut pas tout éclairer sans simplifier à outrance.
Nigeria : la persécution silencieuse dans la Middle Belt