Monde 27/06/20264Ajouter aux favoris

Après le massacre de Kawel le 22 juin, la violence se prolonge sous une autre forme : des élèves et enseignants ont été enlevés. Les évêques nigérians réclament leur retour. L'AED et Portes Ouvertes documentent une terreur qui vise l'avenir des communautés chrétiennes.
Nous avions rapporté le massacre de Kawel (Bokkos, Plateau State) dans la nuit du 22 au 23 juin 2026 : au moins 28 morts selon LifeSiteNews, les télécommunications coupées avant l'assaut, les maisons incendiées - un mode opératoire désormais documenté dans la Middle Belt nigériane. La violence se prolonge sous une autre forme : Crux Now rapporte (27 juin 2026) que les évêques du Nigeria réclament publiquement le retour sain et sauf d'élèves et d'enseignants récemment kidnappés. Ni le lieu ni le nombre des victimes ne sont précisés dans la dépêche disponible, mais la réaction épiscopale formelle indique la gravité de l'événement. L'Aide à l'Église en Détresse (AED) et Portes Ouvertes maintiennent leurs estimations : 52 000 chrétiens tués au Nigeria depuis 2009 ; le pays reste l'un des terrains de persécution les plus meurtriers au monde.
Le kidnapping d'élèves et d'enseignants est une extension délibérée de la terreur au-delà de la violence physique immédiate : c'est l'avenir des communautés chrétiennes qui est visé. Priver une génération d'accès à l'éducation, c'est briser la capacité des Églises locales à former leurs futurs catéchistes, séminaristes, médecins et enseignants. La demande des évêques nigérians est un acte prophétique dans un pays où l'État fédéral reste structurellement incapable - ou peu motivé - de protéger les minorités chrétiennes du Plateau State et de la Middle Belt. Le silence de la communauté internationale demeure assourdissant.
"Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups" (Mt 10,16). Prier nommément pour les élèves et enseignants disparus, et pour les familles de Kawel. Soutenir l'AED (aed-france.org) qui accompagne concrètement les communautés du Middle Belt.
Connectez-vous pour rejoindre la discussion.
C’est bien de prier, mais ça suffit pas. Pourquoi personne ne parle des armes qui arrivent là-bas ?
Chibok en 2014, et maintenant ça recommence... On prie, mais est-ce que les gouvernements bougent vraiment ?
C’est terrible, ces gamins enlevés alors qu’ils vont juste à l’école… Si on touche à l’éducation, c’est tout l’avenir du pays qui est pris en otage.
C’est vrai que sans État pour les protéger, ces gamins n’ont même plus le droit d’apprendre en paix. Où est la police, où est l’armée ?
Les évêques ont raison de parler, mais est-ce que ces enlèvements sont vraiment organisés ou juste des bandits qui profitent du chaos ?
Nigeria : la persécution silencieuse dans la Middle Belt