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Le bilan des massacres des 22-23 juin dans la Middle Belt nigériane est confirmé : 28 chrétiens tués. Les auteurs courent toujours. Le silence international demeure.
Nous avions rapporté les massacres des 22-23 juin à Kawel, dans la Middle Belt nigériane, avec un bilan initial de 28 morts selon la déclaration des évêques. Le Salon Beige confirme aujourd'hui ce chiffre : 28 chrétiens massacrés lors de ces attaques armées, dont le pasteur Markus Nyam de l'Église du Christ dans les Nations. Les évêques nigérians avaient réclamé dans la foulée la libération des élèves et enseignants enlevés dans la région. Aucune arrestation n'a été annoncée à ce stade. Les attaques, menées par des éleveurs armés, ciblent méthodiquement les communautés chrétiennes agricoles du Plateau State et des États voisins.
Ce bilan confirmé illustre une réalité documentée par l'Aide à l'Église en Détresse et Portes Ouvertes depuis des années : la Middle Belt nigériane est le théâtre d'une épuration religieuse rampante, que les autorités fédérales d'Abuja présentent systématiquement comme de simples « conflits communautaires » entre éleveurs et agriculteurs. La distinction n'est pas anodine. Qualifier ces actes de conflits ethniques revient à nier leur dimension antichrétienne explicite et à décharger l'État de sa responsabilité de protection des minorités. Ces 28 victimes rejoignent les milliers de chrétiens nigérians tués depuis 2015 dans l'indifférence structurelle des chancelleries occidentales.
« Bienheureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 10). Ces vingt-huit martyrs anonymes de la Middle Belt portent le témoignage que l'Église porte depuis ses origines. Que leur sang crie vers Dieu - et interpelle les gouvernements qui se taisent.
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Ces morts sont une honte. On prie, mais on a aussi le droit d'exiger que les coupables soient arrêtés.
On parle toujours des chrétiens tués, mais des musulmans meurent aussi là-bas. Pourquoi on n’en entend jamais parler ?
C’est vrai qu’on entend moins parler des musulmans tués là-bas, mais ici c’est l’Église locale qui donne les chiffres, alors forcément…
C’est terrible, mais est-ce qu’on parle assez des terres prises aux chrétiens et des villages brûlés ? Sans ça, on ne comprend pas vraiment ce qui se passe là-bas.
28 morts, et toujours personne pour les défendre. On prie, mais ça suffit plus.
Nigeria : la persécution silencieuse dans la Middle Belt