Monde 29/06/20266Ajouter aux favoris

Une soeur catholique a été condamnée à huit mois de détention par le régime militaire birman. Pierre-Antoine Vasseur rapporte les faits et replace cette persécution dans le contexte des violences contre les communautés chrétiennes depuis le coup d'État de 2021.
Sœur Benedetta Nya Moe, religieuse catholique, a été condamnée à huit mois d'emprisonnement par les autorités militaires du Myanmar. Elle aidait des déplacés internes dans l'État Kayah en leur apportant soins médicaux et nourriture au milieu des combats entre la junte et les forces de résistance. Sa condamnation est rapportée par Vatican News. Le Myanmar compte environ 700 000 catholiques, soit à peine 1,3 % de la population, concentrés principalement dans les États Chin, Kachin et Kayah - régions chrétiennes où les affrontements sont les plus intenses depuis le coup d'État de février 2021. Depuis ce coup d'État, l'Église catholique au Myanmar a systématiquement dénoncé les violences contre les civils, ce qui en fait une cible privilégiée des représailles militaires.
La détention de Sœur Benedetta Nya Moe illustre de façon concrète la pression exercée sur les communautés chrétiennes de ce pays. Elle n'a pas été arrêtée pour ses convictions religieuses mais pour son action caritative en faveur des plus vulnérables - ce qui dit long sur la logique du régime. Les soeurs des différentes congrégations présentes au Myanmar ont été parmi les premières à se dresser physiquement face aux soldats lors des manifestations de 2021. L'Aide à l'Église en Détresse (AED) et Portes Ouvertes classent régulièrement le Myanmar parmi les pays où la liberté religieuse est la plus menacée. Cette condamnation s'inscrit dans une dynamique de répression systématique que la communauté internationale n'a pas su enrayer.
"Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux" (Mt 5,10). Prions pour Sœur Benedetta Nya Moe et pour toute l'Église du Myanmar. L'AED propose des soutiens concrets : www.aed-france.org.
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Huit mois de prison pour avoir soigné et nourri des déplacés, c'est aberrant. On dirait que la charité est devenue un crime là-bas.
Huit mois de prison pour avoir aidé des gens dans le besoin, c’est révoltant. On se demande parfois si nos prières suffisent face à tant d’injustice.
Huit mois de prison pour avoir soigné des gens, c'est juste insupportable. Où est la justice dans tout ça ?
Huit mois de prison pour avoir soigné et nourri des gens… C’est à peine croyable en 2024.
Huit mois de prison pour avoir soigné des déplacés, c'est révoltant. Où est la justice dans ce pays ?
C'est vrai, ils s'en prennent même à celles qui soignent les blessés, c'est à vomir.
Huit mois de prison pour avoir soigné des gens, c'est juste insupportable. Où est la justice dans ce pays ?