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Le sixième volet de la série Radio-Vatican consacrée à l'encyclique arrête son regard sur un mot du Pape : l'IA « n'est pas neutre ». Elle sert des fins et sa trajectoire actuelle ne bénéficie pas à la plus grande partie de l'humanité.
Six semaines après la publication de l'encyclique Magnifica humanitas de Léon XIV, Radio Vatican poursuit sa série d'analyses. Le sixième épisode, diffusé le 12 juillet 2026 dans l'édition allemande, s'arrête sur l'un des passages les plus percutants du texte : l'intelligence artificielle « n'est pas neutre ». Elle sert des fins ; et la trajectoire actuelle de cette technologie, souligne le Pape, ne s'oriente pas au bénéfice de la plus grande partie de l'humanité. Cette diffusion intervient à la veille d'échéances européennes majeures et alors que la commission interdicastérielle sur l'IA, réunie pour la première fois le 17 juin, prépare ses premières orientations.
Cinq points sont mis en relief. Un : la neutralité prétendue des algorithmes est une fiction ; toute fonction objectif traduit un choix moral. Deux : les données d'entraînement sélectionnent une image de l'humain, majoritairement occidentale et anglophone. Trois : la concentration économique du secteur, où une poignée d'entreprises captent l'essentiel de la valeur mondiale, crée une dépendance civilisationnelle. Quatre : les usages militaires et publicitaires structurent le développement, non les besoins pastoraux ou éducatifs. Cinq : le lecteur est invité à passer de la fascination à la responsabilité.
Magnifica humanitas s'inscrit dans la ligne de Caritas in veritate (Benoît XVI, 2009), qui rappelait que la technique n'est jamais isolable de la morale et que sa direction cache toujours une orientation du cœur. Léon XIV radicalise cette intuition : ce qui est en jeu, c'est l'anthropologie. La créature à l'image de Dieu (Gn 1, 27) ne saurait déléguer à la machine ni la décision morale, ni la vie intérieure, ni le discernement politique. Saint Thomas rappelle, dans la Somme théologique, que la raison pratique appartient en propre à la personne humaine, qui seule peut juger et vouloir en conscience. Aucun système, si sophistiqué soit-il, ne peut porter l'acte moral, qui suppose liberté et responsabilité.
Trois enjeux. D'abord discerner : la commission interdicastérielle vaticane, dont la première réunion date du 17 juin 2026 au Palazzo San Calisto, doit publier ses premières orientations dans les mois qui viennent. Ensuite éduquer : les diocèses européens sont invités à intégrer la formation critique à l'IA dans la catéchèse des adolescents et dans les séminaires. Enfin résister : refuser l'utilisation aveugle des grands modèles pour rédiger homélies, catéchèses et enseignements. Le Christ ne s'annonce pas par algorithme.
Deux angles morts. D'une part, l'encyclique reste discrète sur l'articulation entre la doctrine sociale et le droit européen naissant (IA Act, 2024). C'est pourtant en Europe que se joue une régulation à laquelle l'Église peut concrètement contribuer. D'autre part, aucune mention n'est faite de la crise énergétique induite par l'IA générative : les centres de données consomment autant qu'un pays de taille moyenne. La sobriété, chère à Laudato si', attend d'être appliquée à la donnée elle-même.
Reprendre l'exhortation de Benoît XVI au Bundestag, en 2011 : la raison sans le divin devient sourde. Refuser d'être des « clients » des grands modèles pour redevenir des personnes qui discernent. Prier pour les développeurs et les législateurs. Rejoindre les cercles catholiques d'éthique du numérique qui, en France, tentent de construire une intelligibilité chrétienne de l'IA.
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Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
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