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Un journal de bord publié dans La Croix raconte la vie quotidienne d'un prêtre dans un Liban ruiné. Économie effondrée, familles ruinées, dignité maintenue par la charité de l'Église.
Le 10 juillet 2026, La Croix publie un journal de bord d'un prêtre libanais dont la paroisse traverse la crise économique et sécuritaire qui frappe le pays du Cèdre depuis 2019, aggravée par la guerre régionale de 2024-2025. « Abouna, tu peux me prêter 300 dollars ? » : la question, devenue ordinaire dans son quotidien pastoral, dit l'ampleur du naufrage social. Salaires publics tombés à moins de cent dollars mensuels, épargnes bloquées dans les banques depuis six ans, familles chrétiennes déchirées entre partir et rester. Nous avions montré, à l'occasion du cessez-le-feu fragilisé et de l'appel commun des Patriarches de Terre Sainte du 3 juillet, combien les chrétiens du Levant restaient les grands oubliés des accords régionaux. Le journal de ce prêtre en donne le visage quotidien.
Les chrétiens du Liban forment aujourd'hui la seule communauté chrétienne d'Orient à jouir encore d'un poids institutionnel notable, garanti par le pacte national de 1943 (présidence maronite, sièges parlementaires répartis). Le Saint-Siège a longtemps veillé sur ce fragile équilibre. Saint Jean-Paul II, dans l'exhortation apostolique Une espérance nouvelle pour le Liban (1997), rappelait la parole prononcée en 1989 : « Le Liban est plus qu'un pays, c'est un message. » Ce message est aujourd'hui menacé par un exode massif. La part chrétienne, majoritaire en 1943, est descendue à environ un tiers de la population, et continue de se réduire sous l'effet de l'émigration. La charité concrète des prêtres de terrain, qui prêtent, écoutent, donnent, incarne la doctrine sociale : elle refuse la logique du seul secours institutionnel pour maintenir vive la proximité. Le CEC (n. 2447) inscrit dans les œuvres de miséricorde corporelles l'aide directe aux nécessiteux, forme éminente de la charité fraternelle. Quand l'État renonce, l'Église porte.
Se rappeler que la Terre Sainte inclut le Liban. Soutenir l'Œuvre d'Orient, la Custodie franciscaine, l'AED pour leur travail au Liban. Prier pour les prêtres qui restent, souvent seuls, dans les paroisses appauvries. « Ne vous inquiétez pas du lendemain : à chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34). Mais l'espérance chrétienne n'est jamais fatalisme.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
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