Monde il y a 35 min0Ajouter aux favoris

Un catholique pakistanais souffrant de démence, frère cadet d'un prêtre de Lahore, est mort en prison où il était détenu pour blasphème. Le sort des malades incarcérés au titre de l'article 295-C revient en pleine lumière.
Le 9 juillet 2026, LifeSiteNews apporte de nouveaux détails sur la mort d'Amir Peter, âgé de 61 ans, frère cadet d'un prêtre capucin de Lahore, décédé le 1er juillet en détention. Une évaluation médicale antérieure avait établi qu'Amir Peter souffrait d'une démence l'empêchant d'être jugé. Il n'a pourtant pas été libéré. Il était détenu au titre de l'article 295-C du code pénal pakistanais, qui punit de mort le « blasphème » contre le prophète Mahomet. Nous avions signalé, dans notre N°2 (rubrique Monde), le double signal contradictoire de la semaine : l'acquittement d'un autre catholique aveugle après dix mois de détention, tandis qu'Amir Peter mourait avant tout procès.
Le drame ne vient pas seulement d'une loi. Il vient d'un système qui interdit dans les faits la libération sous caution pour ce chef d'accusation, et qui laisse les mineurs, les malades et les indigents pourrir en cellule. Aide à l'Église en Détresse rappelle, dans son rapport 2026 sur le Pakistan, que la détention préventive tue davantage que les condamnations elles-mêmes, tant les conditions carcérales sont brutales. Portes Ouvertes classe le Pakistan au 8e rang mondial de la persécution 2026. Le Catéchisme n° 2297 rappelle que la torture, qu'elle vise à arracher des aveux, à punir les coupables ou à effrayer les opposants, est « contraire au respect de la personne et à la dignité humaine » ; c'est cette même dignité qui interdit toute négligence létale à l'égard d'un détenu malade. Dignitas infinita (DDF, 8 avril 2024, n° 1) fonde cette dignité comme « inaliénable, indépendamment de toute circonstance ». L'article 295-C ne fait pas que persécuter les chrétiens : il abolit la garantie élémentaire de tout droit pénal, la présomption d'innocence, dès que l'accusation touche à la religion majoritaire.
L'Église souffrante n'attend pas seulement notre indignation, elle attend notre prière. Pour Amir Peter, pour les chrétiens incarcérés au Pakistan pour blasphème selon les données AED, et pour la famille du prêtre capucin de Lahore, mortifiée. Sanguis martyrum semen christianorum : dans l'obscurité des prisons pakistanaises, l'espérance chrétienne continue de germer.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
Pakistan : les chrétiens sous le joug des lois sur le blasphème