Pakistan : Amir Peter, un catholique atteint de démence, mort en détention pour « blasphème »

Suivi de l'affaire : Pakistan : les chrétiens sous le joug des lois sur le blasphème· Épisode 2/2

Monde il y a 19 min4Ajouter aux favoris

Pakistan : Amir Peter, un catholique atteint de démence, mort en détention pour « blasphème »
Illustration : Marie Yukimura Saitō

Nous savions Amir Peter mort le 1er juillet dans une prison pakistanaise. Nous savons désormais qu'il souffrait de démence et que l'accusation portait sur un « blasphème » contre le prophète de l'islam. La détention préventive de l'article 295-C tue avant même le procès.

Le fait

Nous avions rapporté au début du mois la mort d'Amir Peter, catholique de 61 ans, frère cadet d'un prêtre capucin de Lahore, décédé le 1er juillet 2026 dans une prison du Pendjab. Un nouveau reportage de LifeSiteNews (7 juillet 2026), reprenant les éléments de Catholic News Agency, apporte deux précisions décisives. Premièrement, Peter souffrait d'une démence documentée médicalement, et un certificat déclarait son incapacité à comprendre les charges retenues contre lui. Deuxièmement, l'accusation portait spécifiquement sur un « blasphème » contre le prophète de l'islam, punie sous l'article 295-C du code pénal pakistanais. Il n'a jamais été jugé.

Notre lecture

Portes Ouvertes classe le Pakistan à la 8e place mondiale de la persécution chrétienne 2026. Les lois sur le blasphème, héritage de la présidence Zia ul-Haq (années 1980), fonctionnent en pratique comme un instrument de règlement de comptes de voisinage : accusation invérifiable, arrestation immédiate, détention illimitée, foule prête à lyncher. L'article 295-C prévoit la peine de mort pour l'insulte au prophète de l'islam, mais c'est la détention préventive qui tue. L'AED demande depuis dix ans la réforme de cet article. Le cas Peter, comme jadis celui d'Asia Bibi, révèle une évidence : un régime où le doute médical ne suspend pas l'incarcération n'est pas un État de droit. Le Christ nous a prévenus : « Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, vos proches et vos amis » (Luc 21, 16).

À méditer

Chaque semaine, un catholique meurt en Asie du Sud à cause de sa foi ou du soupçon qu'elle porte. Soutenir l'AED (aed-france.org), prier au chapelet une dizaine pour les prisonniers du Pakistan, refuser le silence médiatique. Le silence est la seconde mort des persécutés.

Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.

Notre rédaction
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Pierre-Antoine VasseurGrand reporter, Église universelle & persécutions
Grand reporter, il suit l'Église universelle et les chrétiens persécutés à travers le monde.
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Commentaires (4)

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le_veilleur 08 Jul 2026 · 08:05

La folie ne devrait jamais être un crime, encore moins au nom de la foi. Comment concilier cela avec l'amour du prochain ?

passionné_eco 08 Jul 2026 · 07:59

Une fois de plus, l'injustice frappe les plus vulnérables. Comment peut-on accuser un homme souffrant de démence de blasphème ?

Bénédicte77 08 Jul 2026 · 07:44

L'homme était malade, la justice aurait dû le protéger, pas le condamner. Où est la miséricorde dans tout ça ?

Cla1re 08 Jul 2026 · 07:41

Comment une société peut-elle laisser mourir un homme en prison pour des mots qu'il ne maîtrisait même pas ?

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