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Cinq jours après la Déclaration de Rome, la Libreria Editrice Vaticana publie « Désarmée et désarmante. La paix est un don », anthologie dirigée par Alessandro Banfi et préfacée par le pape lui-même.
Nous avions suivi la Déclaration de Rome du 16 juillet 2026, signée au Capitole à l'issue de l'Assemblée mondiale des lauréats Nobel sur l'intelligence artificielle et la guerre nucléaire tenue à Castel Gandolfo du 14 au 16 juillet. Cinq jours plus tard, la Libreria Editrice Vaticana rend publique la préface que Léon XIV a signée à un ouvrage collectif sur la paix et le désarmement. Cinq rédactions de Vatican News (français, anglais, allemand, portugais, arabe) diffusent le même jour la thèse pontificale : ce ne sont pas les armes atomiques qui engendrent la paix, mais le désarmement.
Le pape signe l'avant-propos d'un recueil publié par la Libreria Editrice Vaticana sous le titre italien « Disarmata e disarmante. La pace è un dono » (« Désarmée et désarmante. La paix est un don »), dans une édition dirigée par Alessandro Banfi. Le volume rassemble les discours de Léon XIV sur la paix depuis son élection du 8 mai 2025. L'édition allemande de Vatican News rend compte du livre sous le titre « Frieden, unbewaffnet und entwaffnend ». Léon XIV y reprend une formule programmatique : « Que Dieu nous guide sur les chemins de la non-violence. » La diffusion coordonnée le même jour en cinq langues (français, anglais, allemand, portugais, arabe) confère à l'événement un poids éditorial supérieur au genre ordinairement discret de la préface pontificale.
La thèse s'inscrit dans une lignée magistérielle continue. Pacem in terris (Jean XXIII, 11 avril 1963) affirme que la paix véritable ne peut se fonder sur l'équilibre des armements mais sur la vérité, la justice, l'amour et la liberté. Gaudium et spes (Vatican II, 7 décembre 1965, § 81) qualifie la course aux armements de « plaie extrêmement grave de l'humanité » qui « lèse les pauvres d'une manière intolérable ». Le Catéchisme de l'Église catholique, en son numéro 2314, reprend Gaudium et spes § 80 : « Tout acte de guerre qui tend indistinctement à la destruction de villes entières ou de vastes régions avec leurs habitants est un crime contre Dieu et contre l'homme lui-même, qui doit être condamné avec fermeté et sans hésitation. » Léon XIV se place dans ce sillage.
La préface n'est pas isolée. Elle constitue le troisième acte, en une semaine, d'une doctrine cohérente : l'Assemblée des Nobel à Castel Gandolfo, la Déclaration de Rome au Capitole (avec sa clause écartant l'IA des systèmes de commandement nucléaire), puis cette anthologie. Le pape construit méthodiquement une doctrine du désarmement intégral qui embrasse l'arme atomique et les systèmes autonomes létaux.
Il faut distinguer les registres. La préface relève du magistère ordinaire du Souverain Pontife, non du magistère extraordinaire. Second angle mort : la dissuasion nucléaire. Jean-Paul II, dans son message à la Deuxième Session spéciale de l'ONU sur le désarmement (11 juin 1982), avait jugé la dissuasion « moralement acceptable » dans les conditions d'alors, mais uniquement comme « étape sur la voie d'un désarmement progressif ». Léon XIV ne rouvre pas ce débat frontal.
Le fidèle est appelé à recevoir cette parole non comme une pétition pacifiste, mais comme un rappel doctrinal ferme : la guerre juste (CEC § 2309) demeure exceptionnelle, et la course aux armements atomiques est déjà condamnée par le magistère. Prier pour la paix, refuser les banalisations médiatiques de l'arme nucléaire, se procurer et lire l'ouvrage.
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Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
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