Rome 25/06/20260Ajouter aux favoris

JD Vance, vice-président des États-Unis et catholique converti, affiche sa volonté d'améliorer les relations américano-vaticanes. Mais est-il l'interlocuteur que le Saint-Siège attend ?
Un long article de Crux Now (25 juin 2026) pose la question ouvertement : JD Vance, vice-président des États-Unis et catholique converti depuis 2019, souhaite améliorer les relations entre Washington et le Saint-Siège. Sa conversion, guidée notamment par le philosophe Peter Thiel, est récente. Sa proximité avec une certaine mouvance du « catholicisme national » américain suscite autant d'enthousiasme dans certains milieux conservateurs catholiques que de méfiance dans d'autres. Crux souligne la question : est-il réellement l'homme à même de nouer ce dialogue ?
Les relations diplomatiques entre les États-Unis et le Saint-Siège, pleinement rétablies en 1984 sous Reagan, demeurent stratégiquement importantes pour les deux parties, notamment sur les dossiers de liberté religieuse internationale, de persécution des chrétiens et de géopolitique moyen-orientale - trois dossiers où les intérêts convergent. Que Vance, en tant que catholique déclaré, souhaite en être le vecteur est compréhensible. La prudence s'impose cependant : un catholique en politique n'est pas automatiquement un porte-voix du magistère. L'Église ne cherche pas des alliés politiques, mais des interlocuteurs capables de défendre la dignité humaine dans les arènes où elle ne peut elle-même agir directement. C'est sur ce critère - et non sur l'affiliation confessionnelle - qu'il faudra juger le rôle éventuel de Vance.
« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21). La distinction évangélique n'est pas une indifférence, mais un rappel que l'ordre politique, si précieux soit-il, n'épuise pas l'ordre de la vérité. Que les catholiques en politique en soient les premiers convaincus.
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