New York : les Petites Sœurs des Pauvres et Mgr Barres attaquent la loi imposant la coopération au suicide assisté

Suivi de l'affaire : Ecosse : la justice ordonne le retrait des detenus masculins des prisons feminines· Épisode 12/12

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New York : les Petites Sœurs des Pauvres et Mgr Barres attaquent la loi imposant la coopération au suicide assisté
Illustration : Marie Yukimura Saitō

Une coalition catholique conduite par les Little Sisters of the Poor et l'évêque de Rockville Centre saisit la justice fédérale contre la loi de New York qui contraint les maisons de retraite confessionnelles à faciliter l'accès au suicide médicalement assisté.

Contexte

Le Medical Aid in Dying Act, signé au printemps 2026 par la gouverneure Kathy Hochul, fait de New York l'un des États américains à autoriser le suicide médicalement assisté, rejoignant la dizaine d'États ayant déjà franchi ce pas (Oregon, Washington, Vermont, Californie, Colorado, Hawaï, New Jersey, Maine, Nouveau-Mexique, District de Columbia). Le texte prévoit que les établissements de santé, y compris confessionnels, soient tenus de coopérer au dispositif : information systématique des patients éligibles, orientation vers un médecin prescripteur, transmission du protocole létal. Les fondations catholiques new-yorkaises, très présentes dans la gériatrie, se voient prises en tenaille entre la loi civile et l'enseignement de l'Église.

Les faits

LifeSiteNews rapporte, le 24 juillet 2026, qu'un collectif catholique conduit par les Little Sisters of the Poor et l'évêque John Barres du diocèse de Rockville Centre a déposé plainte devant la justice fédérale contre l'État de New York. La supérieure Mother Alice Marie Monica affirme : « Notre vocation est de protéger les personnes âgées dans le besoin, non de les orienter vers le suicide. » Les plaignants demandent qu'une exemption d'objection de conscience soit reconnue aux établissements confessionnels, arguant que l'obligation de coopérer, même indirectement, au suicide assisté viole leur mission catholique et le Premier Amendement de la Constitution américaine sur le libre exercice de la religion.

Analyse doctrinale

L'euthanasie et le suicide assisté sont qualifiés par Evangelium Vitae n° 65 (Jean-Paul II, 25 mars 1995) de « graves violations de la loi de Dieu ». La déclaration Iura et Bona (Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 5 mai 1980) affirme sans ambiguïté que « rien ni personne ne peut autoriser à donner la mort à un être humain innocent ». Samaritanus bonus (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 14 juillet 2020) précise l'obligation faite aux institutions catholiques de santé : elles ne peuvent, sous aucun prétexte, coopérer même de manière matérielle à l'euthanasie ou au suicide médicalement assisté, sans trahir leur identité même. Le Catéchisme n° 2277 confirme.

Enjeux pour l'Église et les fidèles

Ce que les tribunaux fédéraux américains diront de cette exemption pèsera au-delà des États-Unis. Un précédent défavorable ouvrirait la voie, en France comme au Canada ou en Belgique, à des contentieux comparables. L'aide à mourir votée en France le 15 juillet 2026 laisse déjà planer la même menace institutionnelle sur les Petites Sœurs des Pauvres françaises et les fondations catholiques hospitalières.

Lecture critique et angles morts

Le Premier Amendement offre aux plaignants un terrain juridique plus favorable qu'en Europe. Deux précédents récents cadrent l'affaire. En 2014, l'arrêt Burwell v. Hobby Lobby a reconnu aux entreprises fermées le droit à l'objection contre le mandat contraceptif de l'Affordable Care Act. En 2020, l'arrêt Little Sisters of the Poor v. Pennsylvania a confirmé leur exemption. La composition actuelle de la Cour suprême rend une issue favorable envisageable, mais l'euthanasie n'est pas la contraception : l'enjeu est vital et non seulement moral. Point aveugle : les grandes dénominations protestantes new-yorkaises ne se joignent pas à l'action, laissant l'Église catholique porter seule le combat institutionnel.

À méditer et agir

Rendre grâce pour les Petites Sœurs des Pauvres, souvent en première ligne, prier pour l'issue de la procédure, soutenir les fondations catholiques françaises qui affronteront demain la même bataille juridique.

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Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.

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Pierre-Antoine VasseurGrand reporter, Église universelle & persécutions
Grand reporter, il suit l'Église universelle et les chrétiens persécutés à travers le monde.
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