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Une tribune de La Croix range le sacerdoce catholique parmi les « espaces sociaux » : la parité civile utilisée pour contourner un enseignement définitif du Magistère.
Une tribune publiée dans La Croix le 12 juillet 2026, signée par l'historienne Annie Crépin et un collectif, défend que « l'égalité entre les femmes et les hommes a vocation à s'appliquer à tous les espaces sociaux, y compris religieux ». Point de départ : la réception par Léon XIV d'une archevêque anglicane en avril. Argument central : l'exclusion des femmes des ministères ordonnés constituerait une discrimination directe fondée sur le sexe, difficilement conciliable avec le droit européen. Nous avions suivi la semaine dernière deux signaux allemand et italien allant dans le même sens. La France entre à son tour dans la ronde, cette fois avec l'artillerie du droit communautaire.
Neuf étudiantes allemandes ont, en juillet 2026, été primées pour leur demande d'admission en séminaire. Un archevêque italien a suggéré la coprésidence de la messe par une femme. Le diocèse de Saint-Gall s'interroge sur une « papesse ». Le collectif français, s'appuyant sur le geste d'avril de Léon XIV, propose de faire trancher la question par le droit anti-discrimination. La démonstration passe sous silence la distinction entre société civile et société surnaturelle.
L'Église ne peut pas plus ordonner une femme au sacerdoce que réécrire la Passion. Ordinatio Sacerdotalis (Jean-Paul II, 22 mai 1994, n. 4) déclare : « L'Église n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes, et cette sentence doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Église. » Le canon 1024 confirme : « Seul un homme baptisé reçoit validement l'ordination sacrée. » Il ne s'agit pas d'une préférence disciplinaire, mais d'un enseignement définitif du Magistère ordinaire universel, confirmé en 1995 par la Congrégation pour la doctrine de la foi (Responsum ad dubium, 28 octobre 1995). Le Catéchisme (n. 1577) fonde cette réserve sur l'exemple du Seigneur qui a choisi douze hommes pour former le collège apostolique.
L'offensive prolonge la logique post-Fiducia Supplicans : normaliser en marge ce qui reste inaccessible au centre. Le vrai risque n'est pas cette tribune. Il est dans la lassitude épiscopale, la peur du procès en misogynie, la tentation d'un compromis pastoral qui grignoterait la doctrine par les gestes, cette fois-ci par le droit.
L'argument juridique européen se retourne. L'article 17 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) reconnaît explicitement le « statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les Églises et les associations ou communautés religieuses », et engage l'Union à un « dialogue ouvert, transparent et régulier » avec elles. La Cour européenne des droits de l'homme a consacré à plusieurs reprises l'autonomie interne des cultes (Fernández Martínez c. Espagne, 2014 ; Károly Nagy c. Hongrie, 2017) : les critères d'accès aux ministères ordonnés relèvent du for canonique, non du juge civil. Réclamer que Bruxelles impose la parité au séminaire, c'est demander à l'Union de piétiner son propre traité.
Cette semaine, redisons dans nos paroisses ce que le sacerdoce est : un don, pas un droit. Prions pour nos prêtres, nommons-les. La femme n'est pas exclue du sacerdoce commun (1 P 2, 9), qu'elle exerce éminemment dans la Vierge Marie, qui tient la place la plus haute dans la Communion des Saints. Ce n'est pas Bruxelles qui la lui donnera.
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Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
Sacerdoce féminin : la pression progressiste sur la discipline latine